Compte-rendu Journée professionnelle Apden

« Réaliser un webdocumentaire avec les élèves :

Quelles notions et quelles compétences infodocumentaires transmettre aux élèves ? »

Lundi 20 mai 2019, Canopé Reims

Matin :
– Présentation de l’Apden Reims par Sandrine VIGATO, présidente
– Intervention de Yannick SELLIER, directeur de Kinexpo, structure basée à Nancy et proposant une aide au montage de projets culturels en rapport avec l’éducation, le cinéma et les nouveaux médias.

Y. SELLIER définit le webdocumentaire comme étant une vidéo comportant un point de vue assumé, à la différence du reportage journalistique dans lequel le journaliste cherche à montrer une certaine impartialité.
L’exemple de 12 jours, de Raymond Depardon, montre le travail effectué autour des sentiments que doit ressentir le spectateur. La mise en forme du réel ne comporte pas uniquement du texte mais plusieurs médias.
Dans Koyannisqatsi, de Vessels, le spectateur se trouve face à un documentaire sans voix off : le point de vue n’est pas expliqué, le réalisateur ne cherchant pas à influencer le spectateur.
Les objectifs du documentaire, en général, sont multiples : révéler, éclairer, enquêter, humaniser.
Le webdocumentaire est né dans les années 2002-2003 : il s’agissait de faire évoluer le journalisme avec Internet : le webdocumentaire est tout d’abord fait par des journalistes.
En 2007-2008 naissent les pureplayers.
Les années 2010-2012 marquent la maturité du format. Depuis 2015 on note un léger
affaissement (dû à la baisse des crédits du CNC), les budgets de celui-ci étant davantage tournés vers les projets mettant en oeuvre la réalité augmentée.

Les composantes du webdocumentaire sont :
l’interview : Y. SELLIER montre l’évolution des formats des interviews depuis quelques
années surtout avec l’arrivée de YouTube. Il prend l’exemple des interviews de type « postits », un format qui permet de répondre à la problématique des questions plus ou moins orientées de l’intervieweur (l’interviewé donne son avis ou son sentiment à partir des mots-clés écrits sur les post-its).
Exemples : Génération What* (pas de coupure des hésitations, interviews dans des lieux
libres, interactions avec informations apparaissant à côté sur l’écran (et permettant une
data visualisation). Amours interdites* : le format permet de confronter les points de vue
et il propose un double menu (thématique et par média). Pour travailler sur ce genre de
film en classe, on peut imaginer qu’un groupe travaille sur les interviews et un autre sur la thématique, les deux s’enrichissant mutuellement.
* les liens vers les films mentionnés se trouvent dans le diaporama de Y. SELLIER (en accès restreint sur TRIBU)

les informations : l’exemple de la chaîne YouTube #Datagueule montre la mise en forme graphique des informations selon un format actuel, rapide, faisant référence à la webculture. Le point de vue émis apparaît uniquement dans la voix off (importance du
travail autour de la voix)

les sons : importance de la musique, de la voix off, des interfaces au clic

le diaporama : un webdocumentaire composé de photographies assemblées sous forme de diaporama permet une distance adaptée aux sujets « sensibles ». En classe, la démarche est d’autant plus simple que les élèves, habitués de l’usage des smartphones et des réseaux sociaux, peuvent presque travailler en autonomie (en général, ils maîtrisent le traitement des images!). Exemple de https://webdoc.france24.com/mylene-fin-du-tapin/

La mise en forme d’un webdocumentaire avec les élèves peut s’effectuer avec des formats multiples :
– mener une enquête (cf. exemple de Prison Valley, par épisodes). On peut
imaginer de réaliser un contenu par épisodes.
– raconter une histoire (en utilisant par exemple Timeline : il s’agit de
glisser/déposer des textes, vidéos, cartes)
– réaliser une cartographie (ce qui reste le plus simple à effectuer !, avec Wix ou
Thinglink)
– réaliser un chatbot (une histoire sous forme de dialogue, le dialogue ayant de
l’influence sur le déroulement)
– utiliser les réseaux sociaux. Cf Mots d’ados

Après la théorie… la pratique ! Comment s’y prendre ?
1) les idées : définir le sujet, faire émerger les idées, notamment par l’établissement d’un
nuage de mots (par ex. un groupe sur le côté pratique, un autre sur les émotions, un autre sur les références culturelles). L’activité permet de commencer le travail sans recherche documentaire. Importance du travail de groupe. Cf. Framemo, mais l’émergence des idées peut se faire également sans l’utilisation immédiate du numérique qui peut bloquer certains élèves.
2) la prospection : il s’agit ici d’explorer la variété des médias. Exemple du Moodboard
(rassemblement d’images autour du même thème)
3) les contenus : établir cartes mentales et storyboards pour définir l’histoire, le scénario,
l’écriture.
4) la réalisation : on pourra s’appuyer ici sur la « boite à idées » de Y. SELLIER sur son site, qui recense les outils à utiliser pour la réalisation d’un webdocumentaire :
Médias et web créatif !
(Cf. diaporama de Y . SELLIER pour davantage de précisions)
Nous remercions Y. SELLIER pour la richesse et le dynamisme de son intervention et ne manquerons pas de le contacter pour travailler sur un autre thème !

Après-midi
L’objectif était de présenter un webdocumentaire déjà réalisé dans un établissement scolaire afin que les collègues puisse avoir des pistes concrètes de travail : présentation des étapes du projet, notions et compétences travaillées en info-documentation, cadres pédagogiques, outils utilisés, difficultés rencontrées.

– Présentation du webdocumentaire « De Yvette à Georges Lundy, le fil de la mémoire »,
réalisé par le collège d’Aÿ : Fabienne DHERSE, professeure d’histoire-géographie et Sandrine VIGATO, professeure documentaliste.
Notions info-documentaires et compétences travaillées : Source, droit de l’information,
publication, recherche d’information, exploitation de l’information
• Adopter progressivement une démarche raisonnée dans la recherche
d’informations
• Distinguer les sources d’information, s’interroger sur la validité et sur la fiabilité
d’une information, son degré de pertinence.
• Pouvoir se référer aux règles de base du droit d’expression et de publication en
particulier sur les réseaux.
• Participer à une production coopérative multimédia en prenant en compte les
destinataires.
• S’engager dans un projet de création et publication sur papier ou en ligne utile à
une communauté d’utilisateurs dans ou hors de l’établissement qui respecte droit
et éthique de l’information.
Le projet, élaboré sur une durée de 8 mois, a impliqué toutes les classes de 3ème du collège d’Aÿ
(120 élèves au total).
Le webdocumentaire est visible ici :

Le descriptif des outils utilisés est visible sur le diaporama de S. VIGATO :
https://www.canva.com/design/DADRqa6GfhY/share/preview?
token=dRf7xfMuaiOAo3zgPzsC_A&role=EDITOR&utm_content=DADRqa6GfhY&utm_campaign=de
signshare&utm_medium=link&utm_source=sharebutton

Publicités

Assemblée Générale 2018

Notre assemblée générale annuelle se déroulera le 28 novembre à Troyes dans les locaux de Canopé.

Après un repas dans un restaurant troyen, elle débutera à 14 heures

L’ordre du jour sera le suivant :
  • Bilan des adhésions
  • Bilan financier
  • Bilan des orientations 2017-2018
  • Élection du nouveau bureau
  • Choix des orientations 2018-2019

 

Merci d’informer notre présidente de votre venue aussi rapidement que possible (notamment pour la réservation au restaurant)

Assemblée Générale : A vos agendas !

Nous nous réunirons ce mercredi 22 novembre 2017 pour notre AG annuelle, qui s’organisera comme suit :

10h-12h : temps associatif au collège d’Ay (bilan d’activités, bilan financier, élection du nouveau bureau, choix et vote des orientations 2018)

12h15 : repas au restaurant (à Ay)

14h-16h : présentation du logiciel PMB au collège Jean Monnet d’Epernay, par notre collègue Alice Petit, professeur documentaliste

Nous vous remercions d’informer notre présidente de votre présence le plus rapidement possible (de façon à réserver le nombre de convives au restaurant).

Au plaisir de nous retrouver très bientôt !